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Anne
Tuffier
INTERVIEW

Site :
Bonjour Anne, pourriez-vous vous présenter
à nous, lecteurs, qui ne vous connaissons
pas encore ?
Anne Tuffier : Il me semble que c'est en
lisant, mois après mois, les chapitres de
« Devant le miroir le dément
songe
» que les lecteurs pourront se
faire une idée de celle que je suis. Ce
roman est une sorte de carte de visite... plus
précise.
Site :
Quel a été votre parcours ?
Anne Tuffier : Il n'y a de parcours, de
motivation ou de choix que ceux de la vie, toute
autre référence n'est que
dissimulation de cette vérité
implacable : nous ne sommes que cheminement vers la
mort. C'est la vie même qui m'a amené
à l'écriture. La vie sociale, autant
la mienne que celle d'autrui ne m'intéresse
que dans la mesure où elle enrichie «
l'être intérieur ». L'obtention
d'un diplôme révèle la
volonté de faire partie de notre
société, d'y occuper une place.
Même si cela n'est pas incompatible, ce n'est
pas une garantie non plus, quant à
l'intelligence de cur et d'esprit, sur la
richesse intérieure de celle ou celui qui
détient ce diplôme. L' «
être » me passionne, son essence, sa
nudité.
Site : Vous nous proposez « Devant le
miroir le dément songe
», un
texte sur l'enfance maltraitée d'un
réalisme douloureux, est-il biographique ?
Pourquoi aborder un tel sujet ?
Anne Tuffier : Ce n'est pas l'amour qui
rapproche les êtres humains, c'est la
souffrance. Atteindre le paroxysme d'une souffrance
est une expérience destructrice. Qu'elle
prenne place dans l'enfance lui donne encore une
autre dimension : l'enfance est par
définition un lieu de « non choix
« et donc d'une implacable
incompréhension. Le « sujet « est
plus un souhait de livrer le message que toute
destruction imposée n'est pas une mort
inévitable. Elle peut donner lieu, bien des
années et bien des souffrances plus tard,
à une volonté farouche, instinctive,
sauvage et belle : une volonté de
renaissance. Que ce texte soit une fiction ou une
biographie, cela n'est pas le propos.
Site : « Devant le miroir le
dément songe
» s'annonce comme un
roman, vous allez l'écrire en temps
réel ? Vous pensez parvenir à suivre
le rythme d'un chapitre par mois ?
Anne Tuffier : Le principal est
déjà écrit. C'est un brouillon
dont il me faut corriger l'orthographe, retoucher
un peu la forme. J'ai tendance à
écrire « brut » et de transmettre
tel quel... Avec le recul, le résultat n'est
pas toujours celui escompté. Ce rythme, que
Jimmy Sabater m'a proposé et que j'ai
accepté, m'impose cette discipline dont je
suis dénuée et qui est pourtant
essentielle.
Merci Beaucoup. Nous attendons votre second
chapitre avec beaucoup d'impatience et souhaitons
beaucoup de succès à « Devant le
miroir le dément songe
».
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