
« Au revoir,
mon ami » Dominick.
Il me fallait en finir avec toi.
Sans qu’il y ait un goût d’inachevé.
Avant de t’accompagner sous ton dernier toit,
Je me languis déjà de ton absence définitive
et insensée.
Il ne me restera que ton souvenir comme image.
Le son de ta voix et tes innombrables ruses.
Tu nous as fait croire que tu n’irais pas aux nuages.
Et pourtant, tu t’es envolé dans le ciel telle une
buse.
Dans ton regard, on pouvait lire ta volonté d’exister.
Tes yeux perçants donnaient à chacun la lueur d’un
espoir.
Tu cachais tes douleurs et tes souffrances dans un grand panier.
Dont personne, jamais, n’a pu voir le fond d’une de
tes pensées.
Tu as su ménager nos montures pendant que doucement tu t’étiolais.
Chaque nouveau jour était pour toi une victoire sur le cancer.
Je rends ici hommage à ta ténacité, ta farouche
envie de résister.
Je rends ici honneur à ton immense talent pour ne pas inquiéter
père et mère.
Je ne saurai jamais si tu te savais en sursis ou si tu comptais
gagner.
Tu as perdu la vie mais tu ne perdras jamais l’immense amour
de ceux qui t’aiment.
C’est avec mon plus profond respect et ma grande estime que
je te dédie ces pieds.
Viens me rendre visite un de ces soirs où tu te sens trop
seul, pas de problème.
De ce monde-ci, tu ne fais plus parti mais l’univers est à
toi, mon ami.
Tu n’es pas mort, tu as juste fermé les yeux à
cause d’un trop plein de lumière.
Et Dieu sait si en toi, tu en avais de cette lumière vive
et éclatante, mon ami.
Il ne me reste plus qu’à te dire au revoir, mon ami,
en te citant une prière.
Je prie pour que s’allonge ta vie dans un autre espace plus
accueillant.
Il y aura bien une place pour toi dans cette immensité, juste
une petite.
Tu feras peut-être des rencontres inattendues avec d’autres
hilarants.
J’aime le don que tu possédais de la répartie,
comme de l’or en pépite.
Il me fallait en finir avec toi.
Je ne pensais pas que ce serait dans la douleur.
Je vais sans doute pleurer à cause de toi.
Mais je ne t’en veux pas et merci pour ces instants de bonheur.
« La vie ne tient qu’à un fil. Et tu as
filé. Je garde un œil sur toi. On ne sait jamais, des
fois que tu voudrais revenir un de ces soirs… »
11 Mai 2004.
N. Young.
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