
« Au nom du
passé»
Dominick.
Je me suis accroché à une image.
Tout au long de mes années de souffrances.
Tu ne fus qu’une amie virtuelle, un visage.
Celui de tes quinze ans et de tes insouciances.
Je me suis imaginé toi, me prenant la main.
Et d’un seul coup d’un seul, je n’avais plus peur.
Je t’ai imaginé m’enveloppant de satin
Pour que cesse juste un peu mes pleurs.
Je t’ai si souvent parlé.
Mais tu ne pouvais pas m’entendre.
Tu n’étais pas là, tu étais de l’autre
côté.
Là où l’on range les absences, dans les méandres.
Je me souviens avoir senti ton souffle.
Ce souffle de la vie qui n’en finit plus de battre.
Mais moi, je regardais les trous dans mes pantoufles
A force d’user le sol de mes pas d’acariâtre.
Ta pensée m’a suivi tout au long de mon chemin de croix.
Les entailles de la vie me lacéraient avec véhémence.
Ta présence spirituelle faisait corps jusqu’au bout
de mes doigts.
Je sentais peu à peu s’envoler, partir mes essences.
Bien vite, les choses devinrent simplement vitales.
J’ai bravé l’espace qui existe entre la vie et
la mort.
Et toujours tu m’accompagnais bien que me trouvant pâle.
Tu ne voulais pas me voir pourrir dans un corridor.
Tout ceci n’est que le fruit de mon imagination.
Mais je t’ai parlé, ça j’en suis sûr.
Que tu ne m’ais pas répondu n’est pas la question.
Mais j’ai entendu ta voix, ça j’en suis moins
sûr.
Il va falloir que je te quitte maintenant.
Je t’en ai trop demandé.
Mais en moi subsistera ton enchantement.
Je n’en ai que trop quémandé.
« A une illusion d’optique, à un fantasme,
à une grande dame. A une étoile filante. »
21 oct. 04
N.Young.
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