
« Le
déterminisme d'une vie » Le
déterminisme dont on se sent parfois la proie,
souvent le jouet, peut-il être sans cesse
défié de la manière qu'on croit
la meilleure, avec la crédulité dont on
fait preuve chaque jour, avec ce regard flou que l'on
déguise en certitude
? Cette fabuleuse
destinée à laquelle on veut croire, j'ai
prétendu qu'on pouvait se la créer de
toute pièce, changer les règles de cette
immense échiquier, dont nous sommes souvent les
instruments de jeu
je m'en suis plus sûr
j'ose y croire seulement ! ©
Jean-Michel Ducrot-Sylla
Le
mensonge dans les yeux, l'aveu à peine
perceptible, noyé dans la vérité
d'un songe, c'est ce qui reste après l'oubli de
l'autre, l'être auquel vous vous obstinez de
croire
En réalité, toutes ces histoires
avortées, ces rencontres trop assouvies pour
perdurer, ne sont-elles que le reflet d'une existence
aux maillons mal assemblés ?
Je ne le
crois pas
J'ai le souvenir clair de ce qui ne m'appartient, de
tout ce que j'aurais espéré être
mien, de ces personnes auxquelles j'ai cru
obstinément, désespérément
sans doute
D'autres s'y laisseront prendre,
comme il est de coutume, sans pour autant être
novices
dans un avenir proche ou non, aussi
incertain que ne l'est ce futur qui m'est
destiné
La course au bonheur, dans laquelle chacun de nous
s'infiltre avec la conviction que tout lui est
dû sans concession aucune, amenuise, plonge dans
cette inertie ruineuse, mutile en vérité
nos pensées, nos envies de passions
Mais
il est de nature humaine de poursuivre, tête
baissée, bille en tête, enraciné
à ce reste de certitudes, ces cendres que le
doute n'a pas épargnés..
Je suppose que l'on désire ignorer les
schémas dont on connaît les
dédales
ceux empruntés des
centaines de fois, évités au meilleur
des cas ! En fait, cette volonté d'absolu en
tout, que j'exprime pour ma part, comme un besoin
quasi naturel, presque inné, doit-il être
constamment l'objet d'un tir en plein vol ?
Sans doute, sommes-nous sans cesse rattrapés
par ce qui a été décidé,
tracé d'une main malhabile par la
destinée
celle qui sait se jouer de ses
pions !
Car j'ai le sentiment d'être parfois le pantin
d'une force invisible qui m'oblige à dire ou
penser ce que je m'étais résolu à
éviter !
La facilité à laquelle nos gestes, nos
dires, notre raison d'être veut faire croire,
dissimule une autre facette : la difficulté
d'apparaître à l'autre vierge de tout ce
qui a été notre passé.
Damas, Syrie , 8 février 2003
© 2002 JimmySabater -
Tous droits réservés
Copies, téléchargements, archivages et
reproductionspartielles ou totales interdits sur tout le site (sauf
documentspromotionnels indiqués).
This site is registred and protected, copies
areforbidden.