Jimmy Sabater
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Toutes les infos sur Plaisirs et Châtiments, le premier roman de Jimmy Sabater


Articles - Commentaire - Photos de l'auteur - Résumé - Extraits du roman
ARTICLES DE PRESSE/PROMOTION

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Libération par François Rivière15/06/01
Républication Lorrain 07/07/01
Républication Lorrain 29/06/01
Lumières 05/2001
Article L'Express 02/03/2001
Est Républicain 13/04/2001
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Urbuz.com 02/2001
Pub Libération 14/02/2001
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Catalogue Baleine
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Articles - Commentaire - Photos de l'auteur - Résumé - Extraits du roman

 

 

 

 

 

La couverture du «Jardin des Anges» grâce à quoi j'ai rencontré Noël Simsolo

 

La couverture du «Charme de l'inconnu», variante du «Jardin des anges», envoyé à peu d'éditeurs

 

Couverture de «L'Amour sensuel», jamais distribué mais qui contenait la nouvelle «MG»

 

Peinture représentant «MG» réalisée 3 ans avant l'écriture de la nouvelle.

 

 La couverture définitive de «MG» tel qu'envoyé aux éditeurs

 

Mon éditeur

«Plaisirs et Châtiments»

«PLAISIRS ET CHATIMENTS»

 

«J'ai commencé à écrire «Plaisirs et Châtiments» le 6 avril 1997. Le titre original était "M.D.". Mais comme ces initiales me faisaient penser à celles de Margueritte Duras je les ai changé au profit de "M.G.", comme Marguaret Gale. Lorsque l'éditeur m'a contacté, il m'a dit qu'«MG» n'était pas assez évocateur pour éveiller l'intérêt des lecteurs. J'appris par la même occasion qu'MG était aussi une marque de voitures anglaise... J'ai finalement opté pour «Plaisirs et Châtiments». «Plaisirs» parce que l'héroïne poursuit une quête perpétuelle de plaisirs nouveaux et «châtiments» pour les punitions qu'elle inflige à ceux qui la déçoivent.

 L'idée de départ était simplement d'écrire une nouvelle d'une quarantaine de pages dans laquelle je décrirais les résultats de ce qu'on apprenait à la fin du Livre I (relation incestueuse avec son oncle). Je représentai donc MG sous les traits d'une femme désabusée et dépressive qui ne trouvait son plaisir que dans la fuite d'elle même (alcool, drogues, relations sentimentales épisodiques). C'était donc une auto-analyse qui permettait à mon héroïne de se libérer de ce qu'avait engendré l'inceste.

 La nouvelle terminée, je l'ai laissé dormir de nombreux mois dans un classeur en ne sachant ce que j'allais en faire. Je l'ai fait lire à quelques amis qui me dirent unanimement que c'était l'un de mes meilleurs écrits. Parallèlement, j'avais terminé mon recueil de nouvelles intitulées "Le Jardin des anges" avec lequel je prospectais les éditeurs. J'appris alors que les lecteurs français étaient frileux quant aux nouvelles. Je me décidai donc à écrire mon premier vrai roman... Pour cela, j'utilisai MG en me disant que j'arriverais peut-être à en écrire la suite.

 En même temps, je me vis refusé d'entrer sur le sol américain. J'avais dans mes bagages des peintures et les ébauches de certaines de mes nouvelles (dont MG). Les autorités m'accusèrent de m'y rendre pour chercher du travail. De plus, ils établirent que le caractère de mes nouvelles faisait de moi un drogué potentiel. J'eu beau leur répondre que je gagnais ma vie en France et que j'avais écrit de nombreuses scènes de meurtres sans jamais en avoir commis aucun... Malgré mes explications, je fus interdit de tourisme aux USA pour cinq ans. Je compris un peu mieux la stratégie de toute cette abération quand un avocat me demanda 4000$ pour lever mon interdiction de séjour...

 De retour en France avec ces illusions perdues, je connus une sorte de paranoïa quant à tout ce que je pouvais écrire. Je n'emportais plus avec moi de carnet à croquis et ne conservai jamais aucun document personnel. Pendant près d'un an, je fus incapable de toucher à la moindre nouvelle et le projet de mon roman fut relayé aux oubliettes. Ecrire pouvait devenir un acte réellement dangereux.

Avec le temps, j'arrivai à me raisonner et repris l'écriture d'MG en automne 1998. Je fus contacté par les Editions Baleine à propos du "Jardin des anges". Noël Simsolo, directeur littéraire de l'époque, était très enthousiasmé par "Le Charme de l'inconnu", "Le Sarcophage d'amour" et quelques autres. Il me dit alors que je devais absolument écrire un roman et qu'il le lirait en priorité dès que celui-ci serait terminé. Parallèlement, je fus contacté par Les Editions du Chat Noir et les Edition Gaies et Lesbiennes qui voyaient en moi un écrivain potentiel. Les Editions du Chat Noir me demandèrent d'entrée de jeu de nombreuses concessions que je ne pus accepter. Les Editions Gaies et Lesbiennes étaient une petite maison et leur enthousiasme se limita à des encouragements.

 MG avançait bon train. Je passais des journées entières soudé devant mon bureau à essayer de me projeter dans ce personnage que je modelais avec la patience du sculpteur. Plus j'écrivais et plus je me disais que personne ne voudrait jamais publier un roman où l'héroïne ne faisait que se droguer, boire et faire l'amour. Mais cela me motivait d'autant plus... J'ai toujours admiré les artistes underground qui font ce qu'ils veulent sans jamais se soucier de ce qu'on va penser d'eux ensuite. «Plaisirs et Châtiments» me donnait l'occasion de créer l'une de ces œuvres et tant pis si personne ne le lirait jamais...

 On m'a beaucoup reproché l'abondance et l'abus d'alcool ou de drogues. Ils étaient surtout le moyen de mettre mon personnage à nu, de lui donner prétexte à parler avec elle-même. L'idée maîtresse du livre était de faire partager l'intimité d'un personnage atypique et de suivre son auto-analyse. Pour moi cela relevait aussi de la performance puisque pendant tout le récit, je donne vie à une femme.

 Après avoir rencontré les différents éditeurs, j'étais motivé comme jamais. Mes textes existaient pour d'autres que mes amis et on pensait même qu'ils méritaient d'être publiés. Les Livres II et III ont été écrits en même temps que le Livre IV (le dénouement). Ainsi, j'avais une vue d'ensemble de l'intrigue, même si cela compliquait davantage mon travail. Pendant trois mois je me consacrai presque exclusivement à l'écriture de «Plaisirs et Châtiments».

 J'avais pensé qu'à la fin, on aurait pu avoir trouvé le journal d'MG sur le banc d'un jardin public, un peu comme une bouteille à la mer... Mais comme j'ai été d'abord séduit par l'idée qu'elle avait écrit plusieurs "Livres", j'en suis resté à cette option.

 J'ai distribué mon manuscrit moi-même en allant le porter chez différents éditeurs parisiens. C'était pendant l'été 1999. Il faisait chaud et la capitale connaissait une sérénité toute appropriée. C'était aussi l'occasion de découvrir les locaux de toutes ces institutions qui me faisaient rêver.

 On dit toujours que les éditeurs sont longs à répondre... et c'est vrai. Très souvent, les directeurs littéraires s'échangent les manuscrits et les auteurs en sont les derniers informés. Ça n'est qu'en août 2000 que j'ai été contacté par Baleine pour la publication de «Plaisirs et Châtiments». Après les choses sont allées très vite... Distribué par Le Seuil, la sortie officielle du roman était fixée au 7 février 2001, mais on le trouvait déjà dans la plupart des librairies le 2.

Baleine est un éditeur qui aime ses auteurs et qui sait prendre des risques. «Plaisirs et Châtiments» en est le meilleur exemple. Si d'autres m'ont suggéré de changer de nom ou de ne conserver que l'angle noir de mon travail, les directeurs littéraires de Baleine ont été d'une ouverure d'esprit rare. Ils ne m'ont demandé aucune modification quant au texte et même les corrections ont été faites dans le plus grand respect du texte original.

 Lorsque j'ai vu le roman imprimé avec la magnifique couverture de Stanilsas Bouvier, j'ai ressenti une sorte de joie mêlée à de la tristesse. J'étais heureux d'avoir accompli un rêve et en même temps, abattu devant l'idée que l'aventure du second roman ne faisait que de commencer...»

Jimmy Sabater - 13 mars 2001

 

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