Comment écrire un roman: 7 Conseils pour vous lancer dans l’écriture de votre premier roman (La Plume Autonome)

Article initialement publié sur La Plume Autonome

Comment écrire un roman policier ou autre, quand on débute ? Vous cherchez à devenir écrivain ? Voici un “article invité” de Jimmy Sabater, auteur de plusieurs romans policiers !
Il a accepté mon invitation, pour partager ses 7 meilleurs conseils avec ceux et celles d’entre vous qui cherchent à écrire un roman et se faire publier… Mais se demandent comment écrire un livre de fiction à succès ; -)
Un grand merci à Jimmy !
Eric – La Plume

Ecrire-un-roman-Jimmy-Sabater-auteur-20h-TF1Vous ne parvenez pas à rassembler vos idées et à vous projeter dans un roman ? Sachez que seules quelques astuces séparent souvent l’amateur passionné de l’auteur accompli.

Voici 7 conseils qui vous permettront d’y voir plus clair. J’ai publié 4 romans chez des éditeurs traditionnels et autant en numérique. Voici donc comment je fonctionne pour écrire un livre :

1 – Le lecteur d’abord !

La règle d’or pour écrire, c’est de toujours se relire avec les yeux du lecteur, sans aucune complaisance. Si un passage vous ennuie, il y a beaucoup à parier que le lecteur s’ennuiera aussi. Si vous sentez certaines lourdeurs, des manques dans les descriptions ou les dialogues, le lecteur les ressentira également.
Reprenez votre texte jusqu’à ce que vous ne trouviez plus rien à lui reprocher. Si vous êtes satisfait, vous avez plus de chance de séduire le lecteur et, au pire, vous n’aurez pas de regret. Écrivez toujours avec humilité, jamais avec votre égo qui risque de rendre votre style pompeux, lourd, voire insupportable.
Tout le monde ne peut pas devenir Stephen King ou J. K. Rowling, et à partir d’un moment, si personne ne veut vous lire, changez votre fusil d’épaule, créez un blog et parlez des livres que vous aimez.

2 – Documentez-vous

Si l’imagination occupe une grande place dans la littérature, elle n’est pas absolument nécessaire. Comme l’écrit si bien Michel Tournier «C’est en ouvrant ma fenêtre ou en passant ma porte que je trouve l’inspiration. La réalité dépasse infiniment les ressources de mon imagination et ne cesse de me combler d’étonnement et d’admiration».
Avec Wikipédia et Google, vous disposez d’une mine d’informations infinie qui va vous permettre de rendre votre roman plus réaliste et surtout, plus vivant. Dans Un Suspect Presque Parfait, je raconte l’aventure de deux adolescents se prenant en photos au bord de falaises hautes de 80 mètres.
Malheureusement, l’un d’entre eux tombe sur les rochers en contrebas et meurt. On accuse bientôt le rescapé d’avoir manigancé le meurtre de celui-ci.
Pour bien m’imprégner du monde des adolescents, je suis allé chercher ma documentation sur les forums d’ados, en épluchant leurs centres d’intérêts, en m’imprégnant du style d’écriture utilisé sur Tweeter, etc.
Pour que le personnage de Quentin paraisse plus réaliste, je devais moi-même avoir une idée de ses goûts musicaux, de ses marques préférées, de ses rêves et ses frustrations d’ado.
Une fois tous ces documents réunis, j’en ai fait autant pour les autres personnages, mais aussi en listant les lieux historiques, dessinant même le plan de la chambre de Quentin pour bien la visualiser. Ces efforts n’ont pas été inutiles puisque «Un Suspect presque parfait» est mon plus grand succès à ce jour !

Un suspect presque parfait | Jimmy Sabater

3 – Utilisez les bons outils

Il existe des dizaines de logiciels informatiques ou d’outils pour écrire votre roman. Chacun a ses préférences, mais après avoir essayé la plupart, j’en suis revenu aux outils les plus simples. Les professionnels disent qu’Evernote a révolutionné la vie de nombreux écrivains.
Vous créez des carnets dans lesquels vous classez des notes. Personnellement, j’utilise un carnet pour chaque roman. À l’intérieur, j’enregistre une note de présentation des personnages, des lieux, des références, etc. Dans une autre, je gère mon synopsis, les différentes étapes de mon roman.
Chaque chapitre y est brièvement résumé en une ligne ou deux. Enfin, toute ma documentation glanée via des photographies, des articles de presse, des blogs, etc, vient s’y ajouter. En un clic je peux retrouver n’importe quel élément de la construction de mon roman.
Je fais relire mes textes par des sources fiables, comme des policiers, des médecins, des ados, dont je conserve les commentaires. Pour l’écriture d’un scénario, d’une pièce de théâtre ou même d’un roman, je vous conseille CeltX qui a un système de chapitrage automatique, mais un bon vieux processeur de texte comme OpenOffice fera très bien l’affaire.
Pour l’instant, j’évite les éditeurs en ligne qui ajoutent parfois des caractères spéciaux qui peuvent ressortir lors de la conversion en ebook. Veillez simplement à activer la correction orthographique. Si comme moi vous tapez assez vite, les fautes de frappes ne sautent pas toujours aux yeux. Je m’envoie le texte par mail régulièrement, créant de cette manière une sauvegarde décentralisée toujours utile en cas de pépin.

4 – Ne soyez pas trop ambitieux

La plupart des écrivains débutants renoncent alors qu’ils fourmillent d’idées originales et montrent parfois un style prometteur. Mon conseil, c’est de débuter par un texte court.
Il vaut mieux un court roman de qualité ou une nouvelle, plutôt qu’un grand roman médiocre ou inachevé. En matière de création, vous saurez que tout ce qui n’a pas abouti ne compte pas. Alors même si vous disposez d’un chef-d’œuvre sous le coude, il ne sera pas pris au sérieux tant que vous n’en n’aurez pas rédigé la dernière ligne.
Écrivez un premier résumé de ce que vous désirez coucher sur le papier. Puis, découpez votre histoire en différents chapitres. Soyez clairs, allez au fond des choses. Si vous devez vous arrêter d’écrire quelques temps, vous serez très content de retrouver le fil de vos idées d’un coup d’œil.

5 – Ne soyez pas trop dur avec vous-même

Vous pensiez être le nouveau Bernard Werber et vous devez vous rendre à l’évidence que votre style est chaotique, le vocabulaire pauvre, les descriptions soporifiques ? C’est normal !
Personne n’est devenu Stefan Zweig par la simple opération de sa volonté. Tout le monde n’a pas forcément le talent nécessaire et il faut travailler encore et encore. Plus vous écrirez, plus les choses viendront facilement, naturellement.
Je compare souvent les écrivains au vin. Seul le temps va vous permettre d’arriver à maturité. Une fois encore, si vous ne voulez pas être déçu, ménagez-vous. Choisissez un sujet que vous connaissez parfaitement, des sentiments qui vous sont proches, des situations que vous avez vécues.
Le lecteur doit trouver à travers vos mots ses propres émotions et il est plus facile d’y parvenir si vous connaissez bien cet univers.

6 – Ne désespérez pas

Vos proches vous trouvent génial alors qu’une amie qui a fait des études de littérature vous juge médiocre. Les éditeurs ont refusé votre roman, alors que vous étiez persuadé d’avoir accouché d’un chef-d’œuvre ? Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas le dernier.
Vous ne pouvez compter que sur vous-même pour découvrir ce qui déséquilibre votre manuscrit. Laissez-le reposer quelques temps et revenez vers lui avec un œil neuf. Peut-être que l’angle que vous avez choisi pour raconter votre histoire, n’était pas le meilleur et qu’il faudra tout recommencer en prenant plus de hauteur.
Lorsque j’ai envoyé «Un Suspect presque parfait» aux éditeurs, il a été unanimement refusé. J’ai revu ma copie, modifié la fin, affiné les traits de mes personnages avant de le renvoyer aux Édition Policemania qui l’ont publié rapidement. Après avoir été numéro 1 des ventes pendant un mois sur Amazon, il a ensuite été remarqué par les Éditions de La Grande Ourse (distribution Hachette) !
Dans l’écriture comme ailleurs, c’est vous qui écrivez l’histoire ! Le travail finit toujours par payer, alors accrochez-vous à votre plume !

7 – Une bonne gestion du temps

Seule une gestion optimale du temps vous permettra de continuer à caresser claviers et papiers, surtout si vous exercez en parallèle un autre métier pour vivre. Pour ma part, j’écris tous les jours de l’année.
Mon planning ? Quinze minutes tôt le matin, quinze minutes le midi et 1 heure tous les soirs. Souvent, je reprends tout mon travail de la semaine, pendant le week-end. On est loin du cliché de l’auteur qui habite une grande maison en bord de mer et qui dicte ses textes à sa secrétaire lorsqu’il est habité par l’inspiration.
Mais j’ai trouvé mon rythme et mon équilibre, après l’avoir cherché pendant des années. Maintenant, c’est à vous de trouver le vôtre si vous voulez vivre de vos rêves !

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Pour ceux qui veulent en savoir plus, rendez-vous sur le blog de Jimmy Sabater ou sur sa page Facebook
Vous pouvez retrouver ses romans sur ce lien (non-affilié).
Des commentaires, des questions pour Jimmy ? @ vos plumes ; )
Eric – La Plume